Rappelez-vous : dans le dernier épisode, Marine Ferjois, petite mamie de 70 et quelques printemps, faisait la connaissance par “i-maïle” de Charles-Etienne, alias Nina Mesonzhnik, une ukrainienne atteinte d’un mal aussi mystérieux qu’incurable dont les dernières volontés consistent à léguer à un parfait étranger l’intégralité de son épargne, soit un bon million d’euros.

Hélas, tout ne s’est pas passé comme prévu pour mamie : après avoir confié à Charles-Etienne / Nina qu’elle était contrainte de venir chercher son argent sur les mains pour cause d’amputation des deux jambes, “CE” s’est rendu compte de la supercherie et n’a plus donné de ses nouvelles.

Pour cette nouvelle édition de “Correspondances d’Afrique”, on reprend (quasiment) les mêmes et on recommence : Harrison Faurde, l’illustre acteur, ou plutôt sa géniale contrefaçon, va prendre contact avec Charles-Etienne en prétextant avoir reçu un mail sur Viadeo…

Les Aventuriers de la correspondance perdue

Le pari est fichtrement osé. Charles-Etienne va-t-il capter direct la monstrueuse énormité ? Si c’est un fan d’Indiana Jones ou de Star Wars, on est foutus, mais qu’importe, osons !

La bouteille à la mer est lancée, ne reste plus qu’à attendre une réponse. Comme d’hab, on reste soft au début, histoire de ne pas trop brusquer Nina.

Bingo, CE a mordu à l’hameçon ! Il ne semble pas connaitre l’ami Harrison. Tant pis pour lui. Comme CE a des consignes précises pour gagner en pigeonnage productivité, il fait un gros copié / collé en changeant simplement le prénom. Ça alors, quelle surprise.

Harrison se prête au jeu et décrit un peu sa life. Trop gros, passera pas ? Nous verrons.

… Eh bien si, ça passe “crème” comme disent les d’jeuns. CE nous ressert un gros copié / collé indigeste, nous enjoignant à répondre à ses questions.

Harrison s’interroge, et pour cause ! Il évite de dire trop de conneries pour que CE ne s’interroge pas trop sur l’identité réelle de ce fringuant aventurier.

Je vous passe les copié / collé habituels de CE qui ne fait visiblement, à notre plus grande déception, guère d’effort pour être un tant soi peu original. Harrison tente quelques boutades…

… Et se présente à ce cher directeur par intérim, Henry MONTERO. On reste trankil pour éviter d’alarmer Momo. Il pourrait prendre peur.

Il est si fragile.

Henry répond fissa et nous sert la même bouillie. Sacré CE.

Harrison répond à son tour et tente quelques fantaisies en guise de paraphe, dont une carte d’identité complètement bidonnée sous ce bon vieux Toshop des familles.

La belle carte d’identité d’Harrison. Il pourrait presque devenir fraudeur, le bougre.


Malheureusement pour nous, Henry n’a jamais donné suite à cet email. CE s’est-il aperçu de l’effroyable tromperie ? Difficile à dire, ou alors a-t-il ferré un pigeon bien plus prometteur que ce relou de Harrison avec ses histoires archéologiques ubuesques.

Un bilan en demi-teinte donc, en partie imputable à la paresse de Charles-Etienne qui n’a guère fait d’efforts pour égayer notre journée.